Des philosophes tels que Le Bon, Durkheim, et Tarde ont analysé en détail les phénomènes de foules, se focalisant sur les caractéristiques psychologiques de ses individualités. Ils ont décrit la loi de l'unité mentale, où émotions, convictions, interprétations, intentions et actions convergent unanimement.
Cette convergence engendre sentiment de puissance irrésistible, et idée d'irresponsabilité. Les foules sont sujettes à des émotions soudaines, simples, extrêmes, intenses et changeantes. Bien que pensantes, leurs idées sont simplistes et leurs raisonnements rudimentaires, convergent comme un seul homme.
Les comportements de foule s'expliquent par la contagion mentale et l'influence des meneurs. La contagion mentale suggère que les émotions et opinions se propagent, se multiplient et se renforcent. Le rôle des meneurs est crucial, car "toute foule a besoin de leaders." L'observation directe des comportements collectifs renforce l’idée que le meneur, qui agit par I'affirmation, Ia répétition, la contagion, doit son autorité à son prestige. Ce prestige, c'est une « faculté », indépendante de tout titre, de toute autorité, une « puissance fascinatrice », un pouvoir de « fascination véritablement magnétique » comme peut avoir un artiste en communion avec son public.





