La problématique de l’hébergement d’urgence en Île-de-France n’est pas nouvelle. En plus de sa politique sociale à Paris et dans la région, l’État français essaie depuis plusieurs années de désengorger la capitale en ouvrant des places en province.
Avec 100 000 places dans la région parisienne dont 55 000 en hôtel social, le dispositif est au bord de la rupture. Depuis la fin de la crise sanitaire et le retour des touristes à l’été 2022, beaucoup d’hôtels franciliens ont décidé de se retirer du dispositif d’hébergement d’urgence. 5 200 nuitées ont ainsi été perdues pour la seule année 2022, selon le Samu Social.
Pour éviter l’implosion, les autorités françaises ont instauré une nouvelle approche pour lutter contre le sans-abrisme dans la capitale.
Depuis le printemps 2023, dix centres d’hébergement temporaires appelés SAS ont été établis à travers la France, dans des villes telles que Toulouse, Bordeaux, Angers et Strasbourg, dans le but de déplacer les personnes sans-abri des rues de Paris.
Début octobre, la préfecture de Paris a interdit la distribution alimentaire par des associations dans certains arrondissements du nord de la ville.
La décision a été annulée une semaine plus tard par le tribunal administratif suite à la mobilisation d’environ 30 associations.
Plus de 60 organisations françaises ont exprimé leur désaccord avec cette approche, condamnant la stratégie de délocalisation comme une forme de « nettoyage social » orchestrée par le gouvernement.
Les associations dénoncent la volonté du gouvernement de créer une image “propre” de Paris avant les Jeux olympiques de 2024.




